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andjefpads
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Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
05.01.2009
Dernière mise à jour :
04.03.2009

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COMMUNIQUE DU MOUVEMENT NATIONAL DES JEUNESSES

Publié le 04/03/2009 à 12:00 par andjefpads
COMMUNIQUE DU MOUVEMENT NATIONAL DES JEUNESSES
Le Secrétariat permanent du Mouvement National des Jeunesses de AND JEF/PADS s’est réuni ce vendredi 27 février 2009 à la permanence nationale du Parti sous la présidence de son Secrétaire Général Fallou SARR, à l’effet d’examiner le seul point inscrit à l’ordre du jour :

1. Vie du Parti

A la suite de la communication du camarade Secrétaire Général Fallou SARR qui a fait le compte-rendu du Bureau Politique du 07 février 2009, les membres du SP ont, après des débats longs, vifs mais très démocratiques, adopté à une large majorité la résolution suivante :

SECRETARIAT PERMANENT :

- Considérant le BP du 07 février 2009 ;
- Considérant que Mamadou DIOP « Decroix » s’est résolument engagé au cours des derniers mois dans une dynamique fractionniste de rupture avec le parti ;
- Considérant également les actes de défiance posés par Mamadou DIOP « Decroix » tendant à saper l’unité du parti et l’autorité du camarade Secrétaire Général Landing SAVANE ;
- Considérant l’attitude responsable et fédératrice du camarade Secrétaire Général Landing SAVANE qui a su manager avec lucidité le parti dans cette période de crise provoquée sciemment par le secrétaire général adjoint ;

SECRETARIAT PERMANENT :

- se félicite de la décision du Bureau Politique d’exclure Mamadou DIOP « Decroix » du Parti;
- approuve la décision courageuse et hautement politique du Bureau Politique ;
- renouvelle sa confiance et réaffirme sa loyauté au Secrétaire Général Landing SAVANE ;
- invite les alliés de AND JEF sans exception, à tirer toutes les conséquences politiques de cette décision souveraine du Bureau Politique de notre Parti ;
- appelle Mamadou DIOP « Decroix » à rendre le portefeuille ministériel qu’il a acquis, à la faveur du partenariat renouvelé entre notre principal allié, le PDS et AJ/PADS ;
- lance un appel à tous les militants et militantes du Parti à se mobiliser derrière le camarade Secrétaire Général Landing SAVANE pour une bonne mise en œuvre des orientations définies par le Parti et réaffirmées par le dernier SEP

Fait à Dakar, le 27/02/2009

Le Secrétariat permanent

COMMUNIQUE MOUVEMENT NATIONAL DES FEMMES

Publié le 04/03/2009 à 12:00 par andjefpads
COMMUNIQUE MOUVEMENT NATIONAL DES FEMMES
Sous la direction de Mme Awa Fall Diop, Présidente du MNF, le Secrétariat Permanent (SP/MNF) s’est réuni le mardi 24 février 2009 à l’effet d’apprécier la situation interne du parti ainsi que les investitures en direction des prochaines élections locales.
Sur la situation interne du parti
Depuis des mois, le parti traverse une crise intense opposant le Secrétaire Général Landing Savané au Secrétaire Général Adjoint Mamadou Diop Decroix, crise ponctuée par plusieurs tentatives infructueuses de résolution au sein du Secrétariat Permanent du Bureau Politique (SP/BP) et du Secrétariat Exécutif Politique (SEP).
C’est dans ce contexte que le Bureau Politique (BP) du samedi 07 avril a prononcé l’exclusion de Mamadou Diop Decroix.
Ce dernier, récusant cette décision, a tenté de pénétrer de force dans la permanence nationale dont l’accès lui a été interdit, le mercredi 18, jour où devait se tenir le SP/BP, par ailleurs renvoyé par le SG Landing Savané.
Face à cette situation :
Le SP/MNF
1. approuve la décision du BP de AJ/PADS d’exclure Mamadou Diop Decroix,
2. condamne les actes de violences verbales et physiques perpétrés par quelque bord que cela soit, d’où qu’ils viennent et qui ont émaillé la vie du parti à différents moments de cette crise,
3. désapprouve tout acte de violence comme mode de règlement des divergences ou problèmes politiques au sein du parti,
4. salue la clairvoyance, la recherche de paix et de sérénité dont le Secrétaire Général Landing Savané a fait montre à cette occasion et lui témoigne sa solidarité,
5. exhorte le Secrétaire Général à orienter les actions de tous les segments du parti vers une dynamique de résolution des problèmes politiques qui le minent depuis les élections, par une réflexion urgente, fondatrice de nouvelles perspectives en termes de bilans, d’orientations, d’objectifs, de programmes, de stratégies, de tactiques et de démarches,
6. décide de convoquer, dans les plus brefs délais, le Secrétariat National du Mouvement National des Femmes (SN/MNF)
7. appelle toutes les militantes de toutes les fédérations, tous les secteurs et sous secteurs du parti, au Sénégal comme à l’extérieur, à davantage serrer les rangs et à refuser toute division, dans la fermeté, la sérénité, le respect mutuel et l’engagement militant prospectif.
Sur les élections locales
Le SP/MNF décide de faire l’état des lieux de l’investiture des femmes sur toutes les listes impliquant le parti, aussi bien celles de coalition que celles autonomes.

Fait à Dakar, le mardi 24 février 2009
Le Secrétariat Permanent du MNF

COMMUNIQUE DU BP

Publié le 04/03/2009 à 12:00 par andjefpads
COMMUNIQUE DU BP
Le Bureau Politique de And Jef/PADS s’est réuni le samedi 07 février 2009 à la permanence nationale sous la présidence de son Secrétaire général, Landing Savané.
Entre autres points de l’ordre du jour, le Bureau politique a longuement discuté de la préparation du congrès, des renouvellements et de la crise qui prévaut au niveau de la direction en rapport avec les décisions arrêtées lors du SEP des 29 et 30 novembre 2009.
Concernant le Congrès, le Bureau politique a décidé de son report après les élections locales. Le Bureau politique a aussi pris acte de la démission de Mamadou Diop Decroix de son poste de Président de la Commission Préparatoire du Congrès.
Concernant les renouvellements, le Bureau politique, au vu des nombreuses irrégularités constatées et des contestations enregistrées a décidé de les étudier cas par cas afin d’apporter les correctifs nécessaires et d’annuler ceux qui se sont faits dans l’illégalité sans respecter l’esprit et la lettre de la procédure de la circulaire relative aux renouvellements.
A l’issue des débats, le Bureau Politique a voté à la majorité l’exclusion de M. Mamadou Diop Decroix du parti pour son attitude fractionniste et ses actes de défiance visant à saper l’unité du parti et l’autorité de son Secrétaire général.
Enfin, le Bureau Politique :
- appelle à la mobilisation, des jeunes, des femmes, des cadres et de tous les responsables et militants à veiller au respect des orientations du parti ;
- appelle les fédérations à préparer activement les élections locales ;
- renouvelle sa confiance et réaffirme sa loyauté au Secrétaire Général Landing Savané.

Fait à Dakar, le 07 février 2009
Le Bureau Politique

VISION, PROJET DE SOCIETE ET PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DE AND-JËF

Publié le 19/02/2009 à 12:00 par andjefpads
INTRODUCTION

Dans le contexte de la mondialisation néo libérale, les rapports entre les pays du Nord (le centre) et ceux du Sud (la périphérie) sont structurellement défavorables à ces derniers. Le développement du sous-développement dans notre pays, le Sénégal, situé dans le continent le plus affecté par cet état du monde, participe d’une logique historique d’insertion désavantageuse dans la division internationale du travail qui structure ce système mondial. La domination impérialiste constitue l’obstacle principal qui freine le progrès de notre pays. S’appuyant sur une minorité exploiteuse qui profite de ce système d’extorsion des fruits du travail du peuple laborieux, de la paysannerie pauvre et moyenne au premier chef, elle constitue aussi la base de l’aggravation structurelle de la bipolarisation socioéconomique suivante : pendant que l’écrasante majorité des Sénégalais, exclue des principales sphères de décision, voit ses conditions de vie et de travail se détériorer sans cesse, a contrario, une minorité sociale privilégiée et parasitaire, s’est emparée de l’essentiel des ressources, étalant l’opulence de richesses mal acquises et dilapidées sans retenue dans des consommations de luxe ou de prestige. Le développement du pays se trouvé ainsi durablement hypothéqué par cette économie d’accaparement, de gaspillage, de corruption et de paupérisation. Sept ans après l’alternance, cette réalité loin de s’atténuer, est restée, dans son essence, aussi prégnante qu’auparavant.
Le défi principal auquel est confronté un parti tel que AND6JEF/PADS, est justement d’élaborer et de mettre en œuvre une dynamique d’inversion de cette logique, une dynamique capable d’extirper la nation et le peuple sénégalais de ce système dominant, sur la base des leçons tirées de ses propres luttes mais aussi des expériences de libération nationale et de construction du socialisme en Afrique et dans le monde.

I. POUR UN NOUVEL HUMANISME SOCIAL : NIT, NIT AY GARABAM

La mondialisation actuelle est le résultat d’un long processus historique d’accumulation du capital à l’échelle mondiale et d’insertion forcée dans la division internationale du travail. Ce processus d’accumulation a suscité des résistances multiformes, accompagnées de répressions féroces comme réponses à ces résistances. Il a été un facteur destructeur des ressources globales, singulièrement des ressources humaines (esclavage) et des ressources naturelles (pillage colonial et néocolonial) du continent africain.

Accroître les revenus du capital, augmenter à tout prix la productivité, renforcer l’exploitation et l’aliénation, accélérer sa propre concentration structurelle, telle est la logique profonde du capitalisme monopolistique. Il n’est donc pas étonnant que sa figure contemporaine, la mondialisation, rime avec globalisation du marché et de l'exploitation, toute puissance du capital financier, règne de la bourse, de la spéculation et des mafias, concentration progressive de la richesse entre les mains d'une poignée d'individus, de familles et de multinationales, le tout s’accompagnant de l'extension concomitante du chômage, de la pauvreté et des exclusions de toutes sortes. Autant de réalités qui font de notre monde moins un village qu’ une jungle planétaire où la raison du plus fort est toujours la meilleure.

Et pourtant jamais le monde n’a été aussi riche, jamais les progrès scientifiques, techniques et technologiques n’ont été à la fois si fulgurants et si prodigieux, à l’ère des révolutions post industrielles, cybernétique, bio- technologique et nano -technologique. Il est donc dommage pour l’humanité que la mondialisation sous sa figure actuelle se réduise à l’universalisation des valeurs de l’individualisme, de la démocratie bourgeoise, du libéralisme économique fondé sur la loi du marché et la logique du profit à tout prix. En effet, ces valeurs de l’économisme néolibéral, même si elles se drapent du manteau de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, charrient bien souvent des anti-valeurs éthiques, car en la circonstance, « il ne s’agit pas d’un triomphe de l’humanité mais d’un triomphe sur l’humanité et comme les colonisés de naguère, les frères sont aussi et d’abord des sujets », comme l’écrit Serge LATOUCHE dans son essai « L’occidentalisation du monde ».

A y regarder de près d’ailleurs, le néolibéralisme mondialisé est un libéralisme bancal et sélectif : il veut bien admettre la « libre circulation » des capitaux et des marchandises, mais point celle des personnes; il prône la compétitivité, la concurrence, le « libre jeu du marché », mais subventionne grassement les agriculteurs du Nord, au détriment des millions de paysans pauvres du Sud. «Des pans entiers de créativité se trouvent ainsi refoulés, des sociétés mutilées dans leur personnalité spécifique et dans leur configuration particulière. Poussée à son extrême, cette logique pourrait conduire à une humanité figée, tant il est vrai que la diversité, si elle est assumée dans l’égalité complète, est, à l’échelle d’une société comme à l’échelle du monde, une source essentielle et féconde de vitalité» (Amadou M. MBOW)

Comment s’étonner dans ces conditions que nos dirigeants du Sud se focalisent un peu partout sur des « stratégies de réduction de la pauvreté » dont le résultat est d’augmenter toujours plus la pauvreté ? Le libéralisme n’est donc pas la fin de l’histoire, un autre monde est possible, plus humain, plus juste, plus solidaire : aux peuples de le conquérir, aux nouveaux leaders de leur frayer le chemin.

AND-JËF / PADS est une organisation profondément et radicalement humaniste, c’est dire en quelle estime nous tenons la vie de l’homme et son épanouissement, tous les hommes et toutes les femmes, partout sur la terre. Aucune politique impérialiste, aucune politique d’hégémonie, d’agression, de domination et de spoliation ne pourra jamais résoudre les graves problèmes posés à la communauté internationale par les rapports injustes et inégalitaires sources d’oppression, d’exploitation, d’exclusion et de marginalisation, mais aussi de révoltes légitimes. Le partenariat véritable, la coopération, l’équité, le respect mutuel dans la richesse des diversités doivent se substituer à la logique étroite de la force et du profit dominante dans le monde.

Profondément et radicalement humanistes, nous nous reconnaissons parfaitement dans cette maxime wolof selon laquelle NIT, NITAY GARABAM : non seulement l’homme est le remède de l’homme, mais aussi l’homme est la racine de l’homme. L’avenir est aux sociétés du savoir et le savoir, comme l’intelligence et comme la vérité, aujourd’hui plus qu’hier, puso la, mag man na ko for, xale man na ko for, góor ak jigéen, ku weex ak ku ñuul. Voilà qui fonde la pertinence d’une alter- civilisation de la réciprocité, fondée à la fois sur l’universelle identité de l’être humain et la diversité des richesses de ses expressions culturelles et sociétales ; une alter- civilisation porteuse de transformations historiques pour l’émergence de sociétés différentes, l’impulsion de changements à portée à la fois immédiate et à long terme, qui posent dans toute leur profondeur et amplitude la transformation de la condition humaine dans sa globalité, pour l’épanouissement d’un monde authentiquement humain, c'est-à-dire une humanitude sociale enfin accomplie

II. ORIENTATIONS STRATEGIQUES POUR UN DEVELOPPEMENT ENDOGENE DURABLE

ll nous faut faire preuve de beaucoup de fermeté sur les orientations stratégiques, de beaucoup de lucidité, de maturité et de maîtrise dans le pilotage opérationnel de nos politiques et options. Notre conviction est qu’il est impossible de réaliser la libération nationale et sociale en se soumettant à la logique dominante d’extorsion et d’exploitation portée par le néolibéralisme mondialisé.

Tout en tenant pleinement en compte les contraintes liées au rapport global des forces, la stratégie endogène de rupture d’avec le système dominant d’extorsion et d’exploitation suppose au plan des orientations économiques, la concrétisation des orientations et exigences ci-après :
- Formation, valorisation et motivation des ressources humaines, transformation positive des mentalités et comportements afin d’enraciner la mystique du travail bien fait, le culte de l’effort, du mérite, de la discipline individuelle et collective
- résorption progressive des inégalités entre la ville et la campagne, et entre les revenus urbains et ruraux
- constitution d’un excédent national sur la base de l’accumulation interne
- impulsion d’une dynamique de croissance à partir de cette accumulation et de la promotion concomitante de la consommation populaire endogène ;
- modernisation de l’agriculture paysanne, pour une agriculture diversifiée tournée prioritairement vers l’objectif d’autosuffisance alimentaire, et secondairement vers l’exportation ;
- priorité aux biens de consommation de masse sur les biens de prestige ou de luxe, et orientation du système productif de sorte à satisfaire en premier lieu les besoins de consommation populaire ;
- combinaison de l’agriculture et de l’élevage dans une perspective nationale et populaire qui valorise les savoirs et savoir-faire locaux, tout en assurant la promotion de la recherche-développement, les innovations techniques et technologiques appropriées ;
- renforcement de la maîtrise et de la capacité paysannes sur les programmes, les projets et les exploitations agricoles ;
- industrialisation articulée au progrès de la productivité dans l’agriculture ;
- promotion d’infrastructures de maîtrise de l’eau à différentes échelles de grandeur ;
- développement soutenu des énergies propres, renouvelables et localement disponibles (solaire, éolienne, biocarburant, etc.), protection de l’environnement, de la biodiversité et des écosystèmes naturels ;
- mise en place d’un système industriel orienté vers la satisfaction prioritaire des besoins alimentaires et non alimentaires des populations rurales et urbaines ;
- développement des capacités de négociation collective des prix des produits agricoles
- résorption des inégalités régionales par un aménagement du territoire équilibré, rationnel, décentralisé et intégré ;
- maîtrise et résorption des déséquilibres générés par les déficits de tous ordres (budgétaires, commerciaux, etc.) ;
- promotion de banques nationales et régionales de développement, valorisation de l’épargne intérieure et de celle des émigrés, orientation de cette épargne prioritairement vers le financement d’activités de production ;
- développement optimal des nouvelles technologies de l’information et de la communication et des industries culturelles, réforme du système éducatif, impulsion de la recherche et valorisation de ses résultats, ce au service des objectifs et exigences du développement endogène et durable ;
- stimulation des échanges Sud/Sud ;
- renforcement des capacités nationales, sous régionales et continentales de négociation internationale.

Comme on le voit, le moteur de ce développement économique ainsi tracé est une industrialisation au service de l’agriculture, en vue de créer les conditions d’une révolution agricole qui puisse augmenter la productivité du travailleur rural, de sorte à satisfaire prioritairement les besoins alimentaires et non alimentaires des populations rurales et urbaines.

III. SORTIR NOTRE PAYS DU FATALISME DE LA PAUVRET ET DU SOUS DEVELOPPEMENT

« L’ambition collective est la clef du succès et il n’existe aucune fatalité du sous développement. » (Landing SAVANE in « Mon ambition pour le Sénégal », 1993)

Pour sortir du sous développement et de la pauvreté, notre pays devra donc surmonter des contraintes de taille qui ont noms environnement international défavorable et échange inégal, notre situation de pays faible et dominé, le poids de la dette, le morcellement de l’Afrique en micro–Etats peu viables, l’analphabétisme, un système de gouvernance marqué par la corruption, l’accaparement, le clientélisme et l’inefficacité.

Mais d’un autre côté, notre pays peut compter sur des avantages comparatifs non négligeables:
- Le Sénégal est une terre de paix et de dialogue dans un monde miné par les conflits intérieurs et extérieurs alimentés par des antagonismes de toute nature.
- Le Sénégal est une terre de démocratie et de tolérance qui, à travers les turbulences inévitables, se bâtissent sur des consensus régulièrement améliorés par une classe politique, des chefs religieux ou traditionnels et des acteurs sociaux qui, en fin de compte, ont toujours accepté de privilégier les intérêts collectifs de la nation par rapport à leurs intérêts particuliers.
- Le Sénégal est une terre de foi et de labeur où des hommes et des femmes, nourris des enseignements de chefs religieux autochtones de dimension exceptionnelle, ont maîtrisé et intériorisé l’art de l’abnégation, la nécessité du travail, l’amour du terroir et le respect de l’autre.
- Le Sénégal de par sa situation géographique est un pays carrefour, à la croisée des différents continents.
- Le Sénégal est une terre d’ouverture et d’intégration sociale. Voyageurs impénitents, les Sénégalais se sont installés au cours des dernières décennies dans toutes les régions du monde où ils ont su s’intégrer tout en sauvegardant leur identité, faisant ainsi preuve d’une remarquable capacité d’adaptation, tout en apportant une contribution importante au développement socio-économique de leurs terroirs d’origine et plus globalement à l’économie nationale. Le Sénégal est aussi une terre d’accueil, recevant des hommes et des femmes venant de tous les horizons et dont beaucoup se sont installés dans notre pays où ils vivent en toute tranquillité. Le Sénégal est le pays de la Téranga, c'est-à-dire de l’hospitalité et de la convivialité, ressources immatérielles inestimables de nos cultures millénaires.
Tenant compte à la fois de ces contraintes et de ces opportunités, AND-JEF/PADS ambitionne d’asseoir les fondements permettant de réaliser le Rêve Sénégalais, c’est-à-dire, en l’espace d’une génération, faire de ce pays une référence en matière de développement endogène, durable et moderne. Ce rêve est à notre portée! Il s’appuie sur une volonté politique sincère de transformer l’économie sénégalaise afin qu’elle satisfasse les besoins prioritaires des populations des villes et des campagnes, mobilisées pleinement pour l’atteinte des objectifs suivants :

- la promotion d’un Etat pleinement républicain, démocratique et social, débarrassé de la culture du présidentialisme étouffant et de l’Etat–Parti patrimonial, résolument tourné vers la prise en charge effective des besoins et préoccupations populaires, apte à enraciner l’éthique, la transparence et l’efficacité dans la gestion des affaires du pays;
- l’éradication de l’analphabétisme et de la pauvreté dans le cadre d’un Programme de transformation structurelle de l’économie nationale basée sur une croissance élevée (8 à 10% par an) et un développement centré sur le bien être des larges masses populaires;
- la création d’emplois en grand nombre et/ou d’activités génératrices de revenus par un développement volontariste de l’agriculture, de l’artisanat, des services (banques, commerce, tourisme écologique, NTIC), par la relance et le redéploiement du secteur industriel;
- la souveraineté alimentaire par la modernisation et la diversification de la production agricole, la maîtrise de l’eau, l’élévation de la productivité, le soutien aux agriculteurs et l’instauration d’un système de prix incitatifs;
- le développement dynamique des PME/PMI, du secteur informel de production et de services, par une politique systématique de crédits et d’encadrement technique;
- le développement des ressources humaines par la mise en place d’un système d’éducation et de formation conforme aux nouvelles normes de production et aux objectifs de croissance élevée, avec une place de choix à la science et à la technologie, ainsi que d’une politique de population et de santé pour tous, avec un accent particulier sur la prévention, la protection de l’environnement et du cadre de vie;
- la solidarité et la justice sociale basées sur la redistribution rationnelle des richesses, la lutte contre les privilèges, les prébendes et la corruption;
- la promotion d’une culture moderne et plurielle favorisant la tolérance, l’émancipation des femmes, le respect des droits de la personne et des minorités culturelles, ethniques ou religieuses;
- l’unité nationale, la paix et la concorde au travers d’une autonomie administrative et économique des régions et d’un contrat social à signer avec le peuple sénégalais;
- la participation et le contrôle populaires des citoyens, organisés à tous les niveaux, tant central que local, où se prennent les décisions qui comptent dans la gestion de leur vie quotidienne;
- la promotion d’un nouveau panafricanisme des peuples, de la coopération Sud/Sud et d’un nouveau partenariat avec les pays du Nord.

Ces défis sont à notre portée. Car les tendances actuelles de l’économie mondiale par la production de savoirs, de savoir- faire et de services favorisent un pays comme le Sénégal : la relative jeunesse de la population, la capacité d’initiative et le dynamisme de groupes sociaux divers, l’explosion du secteur informel, le savoir faire de nos artisans, la créativité de nos artistes, représentent pour notre pays et notre continent autant d’atouts pour être compétitifs sur le nouveau marché mondial.

IV. LES INSTRUMENTS ET LEVIERS

4.1 L’ETAT DEMOCRATIQUE ET LA PARTICIPATION POPULAIRE OU LA NOUVELLE REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE ET SOCIALE

Se pose ici la question de la nature et du contenu du pouvoir d’Etat : si le peuple ne détient pas le pouvoir d’Etat, est-il possible d’infléchir la totalité de la politique et la totalité de l’Etat dans le sens des directions tracées plus haut ? La prise du pouvoir par le peuple demeure un processus complexe, ininterrompu et par étapes. Comment donner un contenu concret au principe de la souveraineté populaire, à la prise en charge effective des préoccupations majeures des masses et à leur participation, non pas formelle ou théorique mais réelle, à l’exercice du pouvoir ?. Ici surgit la problématique de la nouvelle gouvernance démocratique fondée sur :
- la confiance aux masses, leur mobilisation et leur participation à la prise des décisions, à l’exécution et à l’évaluation des politiques, avec une attention particulière à accorder, dans ce cadre, au rôle des jeunes, des femmes, des travailleurs urbains et ruraux, des intellectuels et chercheurs ;
- la séparation et l’équilibre des pouvoirs sur la base d’un régime parlementaire d’essence populaire et socialiste, la promotion de l’Etat de droit notamment par l’application, à tous les niveaux, des principes de transparence, de contrôle, de responsabilité, de révocabilité, d’équité, de justice égale pour tous et d’éthique de gestion républicaine ;
- la combinaison optimale de la démocratie représentative et de la démocratie directe ;
- la limitation stricte du cumul des mandats et fonctions
- la promotion et la responsabilisation des jeunes et des femmes à tous les niveaux en levant les entraves, discriminations et autres inégalités qui obèrent leur contribution au développement national
- la centralité de l’Etat dans la définition et la mise en œuvre des politiques de développement, la promotion d’un Etat économe, efficace et efficient, un Etat fort et respecté, qui n’étouffe ni les libertés, ni l’initiative, ni l’esprit d’entreprise, mais qui joue pleinement son rôle de garant de la construction nationale, de la justice sociale, de la discipline nationale, du respect des droits des citoyens et du peuple;
- l’approfondissement continu de la décentralisation, de la gouvernance locale et de la gestion de proximité, pour une responsabilisation toujours accrue des communautés de base dans la prise en charge de leurs propres affaires ainsi que du développement local ;
- la lutte résolue contre la corruption, la non transparence et la concussion, la culture à tous les niveaux de l’éthique de vie démocratique ;
- la stimulation de la révolution culturelle par la valorisation de nos langues et cultures nationales dans la richesse de leur diversité, le changement des mentalités et des comportements, le culte du mérite et de l’excellence à tous les niveaux, la prise en compte de la dimension genre, la promotion de l’équité, de l’égalité et de la parité.

4.2 LA REGIONALISATION COMME APPROFONDISSEMENT DE LA DECENTRALISATION

La régionalisation doit avoir des objectifs globaux d’ordre à la fois politique, administratif mais aussi économique et social. Elle constitue l’alternative pour une restructuration profonde de l’économie en vue de satisfaire les besoins des populations, c’est à dire assurer la sécurité alimentaire, générer des emplois et des revenus, promouvoir le développement à la base.

Au plan politique et administratif, la régionalisation doit contribuer à briser le présidentialisme de type monocratique et permettre une réelle déconcentration et décentralisation du pouvoir exécutif. Elle doit aider à mettre en place des collectivités régionales ayant à la fois le pouvoir et les moyens de décider et d’agir selon les intérêts des populations.

Cela signifie que les régions doivent mettre en œuvre des politiques économiques et sociales qui bouleversent l’actuelle économie héritée de la colonisation, essentiellement concentrée à Dakar; avec des unités industrielles classiques, et une agriculture dominée par les cultures traditionnelles de rente : arachide, coton. Cette option, maintenue depuis l’ère coloniale, n’a pas permis d’engendrer une croissance économique véritable et encore moins de consolider l’unité nationale. En effet, les autres régions se sentent peu ou pas prises en compte par le gouvernement central, d’où les sentiments de frustrations, de révoltes, d’amplitudes diverses. Les cas de la Casamance, du fleuve et Tambacounda en attestent clairement.

La régionalisation doit permettre de corriger cette situation par une intégration véritable des différents pôles de développement régional. Il faudra développer toutes les régions sur la base d’un code des investissements attrayants et rendant la décentralisation économique tout à fait réalisable et viable. Elle doit en particulier faire émerger une pluri-activité dans les zones rurales permettant aux paysans de travailler douze mois sur douze et d’élever la productivité du facteur travail, avec comme corollaire l’augmentation de la richesse nationale.

Par ailleurs, avec une politique fiscale adéquate, les capitaux; notamment étrangers, pourront être attirés, et les assemblées régionales disposeront de ressources financières et humaines substantielles favorisant la croissance et le développement économique et social. Ainsi, ces institutions régionales pourront contribuer, aux côtés du pouvoir central, à l’édification d’infrastructures (hydro-agricoles, aéroportuaires, routières, de télécommunications, etc.), à la promotion des services (banques, assurances, hôtels et autres réceptifs touristiques…), à la protection de l’environnement, etc.

Ces institutions régionales doivent être souples, modernes et performantes et non des gouffres à sous inefficaces et budgétivores. Des mécanismes spécifiques de financement seront initiés en vue d’inciter les chômeurs des villes particulièrement ceux de Dakar, à aller conquérir de nouvelles zones économiques semi urbaines et surtout rurales.

La régionalisation suppose une certaine spécialisation des régions suivant leurs potentialités, dans une perspective de développement intégré et endogène. Cette spécialisation permettra à chaque région de se sentir concernée par le sort de la nation car elle contribuera de manière significative à la création des richesses nationales dont elle bénéficiera pleinement par le biais d’une péréquation régionale, entre autres mécanismes.

Mais la spécialisation ne saurait être performante en l’absence de synergie entre les différents secteurs de l’économie et de la société. En effet, toute spécialisation doit avoir pour corollaire la mise en place de mécanismes et de moyens aptes à créer les conditions d’émergence d’autres activités complémentaires. C’est cela la base de la redynamisation des villes secondaires, véritables centres d’absorption du surplus de main-d’œuvre rurale, permettant le développement de secteurs diversifiés de l’économie.

Ainsi, tout développement d’un secteur de l’économie aura des effets positifs sur les autres secteurs et sur la lutte contre le chômage. La régionalisation contribuera aussi à réduire considérablement la concentration démographique dans les villes comme Dakar (actuellement source de tensions et de fléaux sociaux).

Elle est donc un moyen de contrôle de l’urbanisation démesurée de la capitale tout en favorisant la relance des villes secondaires. Elle permettra par conséquent de développer beaucoup moins stressant, dans des conditions où les populations bénéficiant par ailleurs de services de qualité, au plan social notamment (santé, éducation, loisirs..)

Au plan politique, la régionalisation a pour fonction de contribuer à une participation plus effective des populations à la vie de la cité. Ceci par le biais de l’approfondissement de la démocratie avec l’instauration d’un système d’assemblées régionales ayant des pouvoirs importants aux plans économique et social. Ces assemblées régionales définiront leur politique locale en matière de développement en tenant compte de l’intérêt national et de la défense de l’intégrité territoriale. Elles pourront dans ce cadre initier des partenariats avec toutes les institutions capables de leur apporter un concours tant au niveau national qu’international.
Le pouvoir central sera chargé entre autres tâches, de définir le plan national de développement, d’harmoniser les politiques régionales et d’appuyer les autorités locales dans le pilotage des politiques. Ces assemblées régionales seront élues par les populations. Des mécanismes et des instruments de contrôle seront mis en place pour sanctionner les élus, positivement ou négativement. Car il faut réunir les conditions d’exercice du pouvoir par les populations afin qu’elles aient la possibilité non seulement d’élire, mais aussi de démettre démocratiquement leurs représentants. Ce n’est que de cette manière que les citoyens se sentiront responsables et s’impliqueront dans la gestion des affaires de la cité.

C’est dans cet esprit que doit être traité le problème Casamançais. Notre conviction est qu’il faut engager des négociations sérieuses avec le MFDC et donner la parole aux populations pour qu’elles décident démocratiquement de leur sort. Car ni le gouvernement, ni le MFDC ne peuvent et ne doivent imposer leur volonté politique aux populations vivant dans la région de Ziguinchor ou dans la région naturelle de Casamance.

4.3 LA RELANCE DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE DES BIENS ET SERVICES ET LA STIMULATION DE L’EMPLOI

Aujourd’hui, la pression fiscale, notamment sur les entreprises et le pouvoir d’achat des populations, malgré les améliorations notées, continue de favoriser l’explosion de la fraude et des produits de pacotille, à un niveau qui peut même compromettre toute relance soutenue de l’économie nationale. En effet, les entreprises comme les citoyens sont devenus des « Goorgoolu » contraints de vivre, plus exactement de survivre, au quotidien. Les droits de porte, les coûts des facteurs de production, les prix des denrées de première nécessité restent encore trop élevés. S’y ajoute la faiblesse du système de crédit en direction de ces secteurs, avec l’inexistence de banque sénégalaise primaire de développement. Le secteur bancaire, depuis sa restructuration, reste plus que jamais exclusivement dominé par des banques étrangères commerciales qui s’intéressent plus à la spéculation et au crédit à court terme, à des conditions des plus lourdes d’ailleurs.

La forte pression fiscale, les coûts élevés de facteurs de production, les prix des produits de première nécessité sont appliqués pour répondre au parasitisme budgétivore de l’Etat, alors que celui-ci doit plutôt assurer un rôle fondamental de facilitateur de l’activité économique, génératrice d’emplois.. Sinon, c’est la régression, par l’étouffement de toute dynamique véritable de croissance économique. Par conséquent, en vue de relancer la demande et l’offre, permettre aux entreprises et aux ménages de disposer de ressources supplémentaires et de financer leur développement, des mesures seront prises pour :
- réduire les coûts des facteurs de production tels que l’énergie et favoriser la modernisation des entreprises;
- réduire le coût du téléphone, réorganiser et moderniser le transport, afin de faciliter la communication et le transport des biens et services;
- réunir les conditions pour baisser de manière raisonnable le prix de certaines denrées de première nécessité;
- instaurer un système de prix plus incitatif dans le secteur agricole et généraliser l’utilisation d’intrants agricoles bon marché et respectueux de l’environnement;
- faire baisser les coûts de construction des logements ainsi que les loyers en faisant appel à des matériaux et techniques alternatives et aux formules des coopératives.

Ces mesures favoriseront l’élévation de l’épargne et du niveau de consommation, en veillant à compter d’abord sur nos propres forces, d’où la nécessité d’une consommation de qualité qui exclut tout gaspillage. Elles permettront d’augmenter la demande et d’aider les entreprises à accroître l’offre, y compris l’offre d’emplois.

Dans le même temps, tout en veillant à réduire le maximum possible le train de vie de l’Etat, il nous faudra chercher d’autres sources de recettes fiscales qui ne remettent pas en cause l’option de croissance économique et favorisent la création de nouveaux emplois. Il faut envisager la signature de contrats entre le pouvoir central et les autorités régionales d’une part, et d’autre part les entreprises qui s’engagent à recruter, par exemple en échange de certains avantages fiscaux. Autant de mesures qui contribueront, dans le cadre de la stratégie globale de développement endogène, à fixer davantage les jeunes et à freiner l’émigration clandestine.

4.4 LA QUALITE DES RESSOURCES HUMAINES

La personne humaine est le capital le plus précieux. Il faudra prendre à bras le corps la bataille pour la transformation positive des mentalités et comportements. Il s’agira dans le même temps d’assurer la bonne santé ainsi que la formation adéquate de nos ressources humaines. D’où la nécessité d’une réforme profonde de l’éducation avec comme objectifs, entre autres :
- un pari gagnant volontariste sur la science et la technologie qui exigera une restructuration profonde et originale du système d’enseignement, de formation et de recherche;
- la démocratisation de la gestion de l’enseignement avec la participation des étudiants, élèves, enseignants et administratifs;
- la généralisation de l’apprentissage et la liaison école -milieu ;
- l’éradication de l’analphabétisme et de l’obscurantisme, la formation d’un nouveau type de citoyen (ne) par des vastes campagnes d’information, d’éducation et de communication utilisant les médias traditionnels et modernes;
- la valorisation des langues nationales et des savoir-faire locaux ;
- la promotion de la recherche endogène : recherche fondamentale et recherche appliquée, en collaboration avec les entreprises, les unités de recherche, les administrations régionales, les organisations de producteurs, etc.

4.5 LE PACTE SOCIAL POUR LA GRANDE INCLUSION OU SENEGAAL MOO NU ÑOR

La mobilisation de toutes les énergies de la nation autour de la relance de l’économie nationale est conditionnée par des accords entre les différentes composantes de la société. Il sera donc proposé un pacte social aux Sénégalais(e )s, au travers de leurs représentants, dans le cadre d’une grande concertation nationale ou péncum askan wi. Ce pacte sera un contrat d’engagement de toutes les couches sociales et catégories socio -professionnelles à respecter une trêve sociale au cours de laquelle le gouvernement exécutera la politique de développement négociée. Les populations organisées joueront un rôle déterminant. Cette trêve permettra d’asseoir les bases d’une véritable relance économique et les conditions d’une réelle expression démocratique au service des citoyens et loin des logiques d’exclusion actuellement dominantes dans le monde. La solidarité nationale deviendra une réalité du fait qu’une partie des revenus des urbains contribuera à développer la campagne ce qui, en retour, aura des effets positifs dans la résolution des problèmes des villes elles-mêmes. Cette dimension de solidarité est fondamentale, étant donné que chaque citoyen(ne) doit contribuer réellement au développement de notre nation commune : partager les sacrifices, partager les fruits de la croissance, pour l’indispensable réduction des inégalités sociales.

Ce pacte social sera fondé sur la promotion de nouveaux rapports dirigeants / dirigés, c'est-à-dire d’un nouveau leadership apte à porter et à faire porter par les populations mobilisées l’option de la grande inclusion sociale. Ni « Messie », ni « Sauveur ». Révolue l’époque des prophètes, désuète l’ère du JE, du MOI ou de l’EGO de la suffisance et de l’arrogance, finis la roublardise, le spectacle et le l’artifice érigés en stratégie politique, finie la tyrannie du bavardage et de la politique politicienne.

Il est venu le temps de l’effort collectif , le temps de l’engagement solidaire au service de l’intérêt général et de l’épanouissement individuel, le temps de l’obligation de rendre compte, le temps de la participation et du contrôle citoyens vigilants, le temps d’un leadership nouveau fondé sur la capacité d’anticipation, la compétence, l’humilité, la proximité et le terrain, la pédagogie de l’exemple et le respect dû au citoyen en tant que nawle, conformément au principe selon lequel le dirigeant n’est que le primus inter pares, choisi comme premier responsable parmi des hommes libres et égaux, pour piloter le navire de leurs espérances communes.

4.6 LE NEO PANAFRICANISME ET LA COOPERATION INTERNATIONALE

La crise qui frappe l’Afrique en tant que continent, au-delà de la diversité des situations qui la caractérisent, est d’une profondeur telle qu’il est finalement juste de situer ce continent dans un « Quart monde », en deçà du Tiers monde où pourtant la paupérisation des masses populaires est déjà fort alarmante. Les problèmes auxquels est donc confronté notre pays, à l’instar du reste du continent, de l’Afrique subsaharienne en particulier, se posent à l’échelle de transformations fondatrices et refondatrices de valeurs référentielles et de repères qui plongent leurs racines dans une histoire plusieurs fois millénaire. C’est là d’ailleurs tout l’intérêt et toute la pertinence des travaux du Professeur Cheikh Anta DIOP sur la dynamique de la conscience identitaire en Afrique et le sentiment de continuité historique, linguistique et psychologique qui la fonde. C’est aussi le sens des efforts de restitution du rôle historique de l’Egypte pharaonique ou des problématiques liées à la Renaissance africaine. Ainsi appréhendée dans la très longue durée d’une dynamique de transformation rejetant toute fixation passéiste sur une prétendue immuabilité de ses référents, l’identité africaine en devenir se révèle profondément enracinée, à travers les transformations des formations sociales qui la portent, dans une civilisation de réalisation de l’Homme social multidimensionnel. Malgré les résistances, celle-ci n’a pas pu cependant échapper à son étouffement progressif par une civilisation occidentalo- centriste devenue dominante. Dès lors, le développement tout comme la démocratie en sont réduits à des contenus technobureaucratiques, économistes ou productivistes, parce que désormais façonnés par une vision réductrice qui, orientant ses questionnements sur les modalités et les symptômes, fait l’impasse sur leur objet véritable, leur substrat et leur essence spécifique ou universelle, c'est-à-dire en définitive la personne humaine. La construction de la nouvelle Afrique en tant qu’espace politique, économique, social et culturel viable et son rapport au reste du monde devront s’appuyer sur l’implication active des populations africaines, l’intégration sous régionale, régionale et continentale, articulés aux nécessaires abandons de souveraineté sur le chemin de l’édification d’un Etat fédéral africain démocratique et progressiste.

S’agissant de la coopération Internationale, il faut considérer que l’interdépendance est une réalité non seulement dans le domaine économique mais aussi dans celui de la politique, de l’environnement, de la culture, etc. L’essoufflement de l’aide au développement, la tendance des pays occidentaux à donner la priorité à leurs problèmes intérieurs, l’endettement de nos pays sont autant de raisons pour faire du mot d’ordre « compter d’abord sur ses propres forces » le leitmotiv de notre politique de développement. Il faut tirer le maximum de nos ressources naturelles et humaines. La coopération sera donc sélective et basée sur un réel partenariat. Avec les pays du Nord, il faudra identifier les pays amis et négocier avec eux des contrats de développement dont l’objectif est d’assurer une croissance économique durable capable de lutter contre la pauvreté et d’asseoir les bases d’un développement endogène et autocentré au service des peuples africains. Des types de partenariat seront aussi favorisés avec les ONG du Nord, notamment en matière de développement communautaire, de recherche, de promotion des femmes, des jeunes, des couches vulnérables ou défavorisées. Avec les pays du Sud, il faudra bâtir une véritable politique de coopération technique et économique. Ainsi, des pays comme l’Inde, la Chine, la Malaisie, l’Indonésie, le Brésil, Cuba, entre autres, pourront nous apporter beaucoup en matière de recherche fondamentale et appliquée, de transfert de technologies appropriées et bon marché, mais aussi de savoir faire. Des capitaux pourraient être attirés par des dispositions spéciales du Code des investissements pour les hommes d’affaires du Sud.

V. D.E.F.A.R., OU LE CONCENTRE DE NOTRE PROGRAMME

Notre ambition est de relever le défi du présent et de l’avenir du Sénégal et de l’Afrique. Nous sommes des bâtisseurs, partisans de la construction positive et des initiatives de transformation novatrice, de l’effort récompensé et du bien être partagé. Il ressort de tous les développements ci-dessus que D.E.F.A.R. est le concentré de notre programme. D.E.F.A.R. c’est le Développement Endogène comme objectif, le Fédéralisme Africain comme stratégie globale, la République démocratique et sociale comme instrument d’un leadership nouveau.

Mais DEFAR, c’est aussi une pratique et un parti pris en faveur des masses populaires : DEFAR BA MU BAAX, ASKAN WI TEKKI : Askan wi que nous avons porté et vulgarisé depuis la période du Front Culturel Sénégalais /Làngug Caada Senegaal au milieu des années 70 ; tekki que nous avons conceptualisé depuis notre 2ème congrès de mai 1988 ; deux concepts clés qui symbolisent notre raison d’être : l’émancipation et l’épanouissement du peuple par le dénouement du nœud gordien de l’ignorance et de la pauvreté. Grâce à la paix, à la démocratie et au travail, grâce à la libération des énergies et de la créativité immenses qui gisent au sein des larges masses de chez nous, sous -tendues par l’émergence d’un nouveau leadership, d’une nouvelle culture de l’initiative et de la transformation, il nous sera enfin possible de BATIR ENSEMBLE LE SENEGAL DE NOS AMBITIONS.

Communiqué

Publié le 19/02/2009 à 12:00 par andjefpads
Communiqué
Le mercredi 11 février 2009, j’ai décidé du report de la réunion du Secrétariat Permanent (SP) pour des raisons liées au grand magal de Touba. J’ai donc convoqué l’instance ce mercredi 18 février 2009 au siège national à 17 heures.

Ce matin, M. Mamadou Diop Decroix, exclu du parti et ses amis, ont tenu un point de presse appelant à un rassemblement au siège à l’heure de la réunion du Secrétariat Permanent. Une heure avant l’heure prévue pour la tenue du SP, ils ont commis une effraction, défonçant la porte du siège pour y faire entrer de force M. Mamadou Diop Decroix et la bande de nervis qui l’accompagnaient.

En ma qualité de personne morale, prenant l’exacte mesure de la situation, je n’ai pas voulu céder à la provocation qui aurait entraîné des affrontements sanglants au moment où le parti prépare les élections locales.
En conséquence de quoi, j’ai décidé du report du SP à une date ultérieure.

J’appelle tous les militants à faire preuve de maturité et de responsabilité et à ne pas céder aux provocations de M. Mamadou Diop Decroix exclu du parti par le Bureau Politique du 07 Février 2009.

Fait à Dakar, le 18 Février 2009

Résolution du Bureau Politique du 8 février 2009

Publié le 12/02/2009 à 12:00 par andjefpads
Résolution du Bureau Politique du 8 février 2009
Le Bureau Politique,
• Considérant la résolution du SEP des 29 et 30 novembre 2008 ;
• Considérant que depuis la tenue de cette importante assise, le Secrétaire général adjoint, M. Mamadou Diop Decroix refuse de mettre en œuvre la résolution de l’instance et de collaborer loyalement avec le Secrétaire Général;
• Considérant les agissements fractionnistes du Secrétaire Général adjoint aussi bien au niveau comité préparatoire du congrès que de la commission nationale d’investitures;
• Considérant les manœuvres orchestrées par le Secrétaire général adjoint visant à déstabiliser certaines fédérations sous le couvert des opérations de renouvellements à l’insu du Secrétaire Général et du Secrétariat Permanent, au mépris de l’esprit et de la lettre de la circulaire organisant les renouvellements;
• Considérant que de tels agissements portent les germes d’une scission préméditée et planifiée;
• Considérant les incidents regrettables provoqués lors du cocktail des retrouvailles organisé par le Mouvement National des Jeunes de And Jef/PADS ;
• Considérant la responsabilité du Bureau Politique de veiller à l’intégrité et à la sauvegarde du parti ;

Décide :
• l’exclusion de M. Mamadou Diop Decroix de And Jëf/PADS, à compter de ce jour ;
1. l’invalidation de tous les renouvellements organises depuis le dernier SEP ; tout en offrant la possibilité aux fédérations concernées de faire un recours au prés du BP ;
2. l’arrêt de tout renouvellement dans les fédérations jusqu’à la fin des élections locales ;
3. la tenue du congrès après les élections locales ;
Le Bureau Politique :
• appelle à la mobilisation, des jeunes et des femmes, des cadres et de tous les responsables et militants à veiller au respect des orientations du parti
• appelle les fédérations à préparer activement les élections locales
• renouvelle sa confiance et réaffirme sa loyauté au Secrétaire Général Landing Savané.

Fait à Dakar, le 07 février 2009

Le Bureau Politique

Démenti relatif à la résolution de la Coordination Régionale de SEDHIOU

Publié le 12/02/2009 à 12:00 par andjefpads

Suite aux informations fallacieuses parues dans la presse relatives à un prétendu soutien de la Coordination Régionale And-Jëf/PADS de Sédhiou à Mamadou DIOP Decroix, les cadres de ladite Coordination soussignés informent l’opinion des faits suivants :

- il n’y a jamais eu de réunion de la Coordination régionale ni de toute autre instance officielle du parti dans la région de Sédhiou pour débattre de la question de l’exclusion de Decroix;

- tous les membres de la Coordination contactés nient avoir participé de près ou de loin à la rédaction d’une quelconque déclaration de soutien à Decroix;

- les militants de base se sont indignés par cet acte de haute trahison tendant à ternir leur image et ne cessent venir à Sédhiou ou de téléphoner pour manifester leur soutien à leur Secrétaire Général national, Landing SAVANE bien élu par le congrès;

- Cette déclaration frauduleuse est probablement l’œuvre de deux (2) ou trois (3) personnes paniquées par la menace de perdre des postes qu’ils croient avoir obtenu grâce à Decroix.

Les cadres soussignés sont d’accord avec la décision du Bureau Permanent tendant à sanctionner sans discrimination de rang tous les militants coupables d’activités fractionnistes, le fractionnisme étant un véritable cancer auquel aucun parti ne peut survivre.

Ils réaffirment leur attachement à la discipline de parti et à l’unité du parti et adressent leur soutien au BP et Secrétaire Général Landing SAVANE.

Ont signé :
1. Moussa SOUANE
2. Aliou SANE
3. Malang BIAYE
4. Diamanty SOUANE
5. Abdourahmane DIALLO
6. Arfang DIAMANKA
7. Mamadou BADJI
8. Omar BODIAN

And-Jëf/PADS : Decroix l’Exclu du Lendemain

Publié le 11/02/2009 à 12:00 par andjefpads
Le samedi 07 février 2009 aura marqué à la fois l’épilogue du combat mortel qui depuis l’élection présidentielle de 2007, rythme les relations entre Landing et Decroix d’une part, et les ambitions de Decroix de devenir premier responsable de And-Jëf, d’autre part. Ce combat de fauves dont Decroix est le plus déchaîné, le plus effronté n’ayant l’objectif principal visible que ‘’le plaire’’ à Wade instigateur de dernière phase probablement.

Le combat dont l’issu était certain, s’est soldé par l’exclusion pure et simple Decroix de And-Jëf, malgré les sublimes et ultimes hésitations et tergiversations de Landing tout comme à ses habitudes. Cela exactement un jour après l’exclusion officielle d’une bonne partie des membres de Yoonu Askan Wi par Landing le 06 février 2008, sous l’instigation au forceps plus que intéressée et à plusieurs titres, de Mamadou Diop Decroix sorte de cheval de Troie dévalué de Wade dans And-Jëf. Yoonu Askan Wi le 06 février, Mamadou Diop Decroix le 07 février, donc en image cyclique, voire écliptique exactement un jour après. Ainsi Mamadou Diop Decroix devra porter désormais le sobriquet de l’exclu du lendemain, en référence à l’ordre de succession de son terme avec celui du courant Yoonu Askan Wi.

Cependant au-delà de la symbolique, ce que l’histoire doit retenir, entre autres bizarreries de la trajectoire de Decroix peut se révéler, en attendant d’autres contributions, ainsi qu’il suit.

Decroix bien que n’étant pas membre fondateur originel de primeur de And - Jêf, s’est hissé au sommet de sa hiérarchie et de la pyramide du mouvement révolutionnaire sénégalais, par une ambition démesurée subtilement cachée et très facilement rendue invisible par le fait que des membres fondateurs de And-Jëf, personne n’avait de perspectives et d’objectifs autres que l’avènement d’une république populaire. Une république populaire dans lequel le peuple devrait avoir droit effectivement de cité et/où toutes les orientations, toutes les politiques, tous les actes, toutes les actions et activités, toutes les questions se mènent par le peuple, pour le peuple et pour son épanouissement optimal. Dans cette république, le peuple dans toutes ses composantes socioculturelles, socioéconomiques et sexospécifiques devrait être équitablement représenté dans toutes les institutions et organisations et la dualité y serait la règle structurante de base.

Aussi, les membres fondateurs originels de And-Jëf en bons idéologistes, sur la base de leurs convictions puristes qui, hélas souvent et très souvent même, les situaient plus au ciel que sur la terre avec toute sa hideur et toute la rigueur de ses compétitions mortelles et les chocs et ondes confus des ambitions personnelles qui font que l’être humain est, et restera encore un loup pour ses homologues, resteront aveugles aux agissements machiavéliques de Decu. Ils ne verront en Decroix qu’un militant tenace et dévoué qu’ils protègeront et encadreront contre toutes les mises en garde et critiques formulées par nombre de camarades, essentiellement de la seconde génération.

Ainsi, depuis 40 ans systématiquement et intelligemment, souvent avec la complicité consciente de Landing, Mamadou Diop Decroix ‘’l’exclu du lendemain’’, liquidera tous ceux qui pouvaient constituer une entrave ou une entorse à ses ambitions d’individu et de nain politique sans grande culture ayant besoin de protections et de paravents pour s’accomplir comme il le trame. Cette liquidation se fera soit par choc violents, ruptures et déchirures, comme avec les PCS, MJML, Omar Blondin, Jeo Ouakam, Lune Diop, El Momar Hadj Samb, Rose Sarr, la fraction Alpha, Yoonu Askan Wi, Jeo Diop, Dapina Mbaye, ou de façon pacifique et par dégoût de se bousculer avec lui comme c’est le cas des Kounta, Mao, Pape Touty, Top, Bouba Keïta, Ismaïla Diakhaté (iso), Ndongo Diagne, Sira Savané, Douab, Thierno Diop, Khady Sakho, Madiguène Cissé, Mazide Ndiaye, Fatoumata Sy, Ousmanre Ndongo (Bookkaan), Bakkoum Sarr, Lada, Cheikh Gueye, Ousmane Senghor, Ady Gueye, Babacar Fall (Barros), Mimi Touré, Tapha Kane, Cheikh Sow, Brin Ndiaye, Marième Sy, etc., pour ne citer que ceux là. Même Alioune Sène premier secrétaire général adjoint de And-Jëf/mrdn, n’échappe pas totalement à ce lot.

Après avoir fait le vide autour de lui et de Landing, conscient que Landing a la faiblesse congénitale de certains combats et manque de cran pour mener seul sans soutiens solides et résolus, une lutte jusqu’à son terme comme son expérience de nettoyeur le lui a appris, Decroix, tenu par les mirages de ses ambitions de toujours, a cru que son heure est maintenant arrivée. N’ayant plus devant lui et dans And-Jëf de militants capables de lui tenir tête surtout, après la liquidation du dernier cercle des mohicans que constituent les militants de Yoonu Askan Wi, endiablé, il s’est mis en action en actionnant quelques uns de ses principaux ; voire uniques leviers constitués par les Tapha Diouf, Abdoulaye Ndiaye de Thiès (son ancien opposant farouche), Sagar, Seydou Touré qui font partie des 7 qui ont voté contre son exclusion de And-Jëf le samedi 7 février 2009 contre 22 qui ont voté pour soit plus de 3 fois plus.

A tout ce beau monde, il a fait comprendre que c’est lui le cheval de Wade et c’est lui et lui seul qui peut leur assurer des postes de prébendes dans le régime sangsue, spoliateur et arrogeant de Wade. Leur adhésion bestiaire à l’avènement de l’exclu du Lendemain, est purement alimentaire et besacière. Aucun principe si ce n’est de réalisation personnelle de la sous-tend.

D’autres plus filous et peut être plus qui s’étaient rangés derrière lui sentant le vent tourner et ne sachant pas où donner de la tête comme les Awa Fall, les Amadou Daf ont préféré s’abstenir, pour préserver quelques peu des chances déjà à l’eau. Mais l’essentiel dans cette situation de perte pour tous les deux camps, n’est t-il pas pour eux de ne pas ‘’cadavérer’ au bénéfice des autres fauves, même si l’on sait que l’on putréfie et empeste l’atmosphère. Mais pour rester résolument optimiste et fidèle aux avantages du changement comme Frantz Fanon le prescrivait, l’autre ne disait-il pas que de la pourriture naît le nouveau, l’avenir radieux.

Toutefois, l’exclusion de Decroix ne signifie pas encore la fin de son compagnonnage avec Landing trop de complicités liquidatrices et malveillantes les lient. C’est ceci qui explique que samedi dernier, juste quand le couperet est tombé Landing soit revenu, pour plaider la cause de Mamadou Diop Decroix qui, en joueur avéré sentant sa fin tragique mais tout aussi comique lui l’éternel arroseur pour une fois arrosé, s’est dit prêt à se ranger derrière le secrétaire général Landing son compagnon de 40 ans. Il a fallu un levier de bouclier pesant et assourdissant des partisans de l’exclusion qui tous disent en avoir assez enduré des agissements qu’ils qualifient de mesquins, pour que la décision de d’extirper Decroix de And-Jëf et/ou de tirer And-Jëf des griffes de Decroix, soit maintenue.

Yoonu Askan Wi devrait profiter de cette danse macabre autour des détritus de Wade pour se démarquer davantage, mais en s’investissant dans les luttes populaires tant civiles que politiques pour la chute de Wade dans un processus crescendo où le peuple et ses leaders jouent les rôles majeurs. Or il se cantonne à l’image des partis classiques complètement discrédités tels le PS ‘’parti sàc’’ et le PDS ‘’parti dàq sàc’’.

Décidément landing ne sait pas être à l’heure, ni choisir ou ne sait que choisir ma s’il est seul. Il a complètement enterré et oublié son passé de dialecticien, d’analyseur concret de la situation concrète. Mais Decroix, c’est fini, seul Wade te reste et avec les confusions, traumatismes et cauchemars qui le hantent de nuits comme de jours, il est à parier qu’il te laisse en rade. Et le prochain remaniement risque d’être fatal. Decroix sera t-il ‘’l’exclu du lendemain’’ de tout ?

Aminata Fall et Fatou Ndiaye
Anciennes militantes de And-Jëf/MRDN
New York/ USA

And-Jëf : Landing SAVANE fait exclure son numéro deux

Publié le 11/02/2009 à 12:00 par andjefpads
And-Jëf, depuis samedi dernier, c’est apparemment la fin d’un relatif bicéphalisme qui prévalait dans ce parti politique poids plume, électoralement parlant, mais qui a considérablement impacté l’échiquier politique sénégalais, ces trois décennies, eu égard à sa contribution historique au combat qui a mené à l’alternance du 19 mars 2000, dont il a été l’une des sentinelles majeures. Au terme d’un long affrontement de près deux années, le SGA et SG, Landing SAVANE, a eu raison de son cadet, ami et compagnon de 40 ans, par ailleurs Mamadou DIO Decroix.
L’origine du mal : Wade
Il faut remonter au 13 mars 2007, 2 semaines après la victoire contestée de wade à la présidentielle, pour loger le début du contentieux qui vient d’être soldé. A cette date, Decroix publie dans le Soleil, une contribution qu’on peut de manière prosaïque, résumer ainsi : « la gauche est finie; Wade est le plus fort, sa victoire est sans tâche ». En filigrane, il frappe d’estoc et de taille tous ceux qui, au sein de And-Jëf, éprouvent quelques scrupules à s’arrimer, sans conditions, à la locomotive libérale. Au premier rang desquels Landing SAVANE, qui s’était entêté à disputer à Wade les suffrages des sénégalais, allant jusqu’à déclarer durant la campagne « qu’on peut cheminer avec des voleurs, sans pour autant être un voleur ». En somme, sans pour autant être explicite, Decroix demande, dans sa feuille, à Landing, qui, à ses yeux, a été incapable d’avoir une bonne lecture de la donne politique et électorale, d’être conséquent. Et de se mettre en réserve du parti. Vingt quatre heures après sa tribune, qui a secoué en profondeur And-Jëf, Decroix pose, sans publicité, un 2ième acte qui renseigne sur sa détermination à mettre sur la touche Landing. En effet, le 14 mars 2007, flanqué de Mouhamadou Daff dit « le Gros », Cheikh Omar Hanne, amadou Daff, Moustapha Diouf, le SGA de And-Jëf rend visite, nuitamment, donc, discrètement, à Landing SAVANE pour lui demander, au l’intérêt supérieur du parti qu’il vient de planter gravement à la présidentielle, de s’effacer de son poste de SG. Accablé par les propos qui lui sont servis, peu enclin à prêter attention aux cris d’orfraies de ceux que le procédé de Decroix et Cie répugne, et peut-être conscient qu’une résistance de sa part pourrait déboucher sur un affrontement dont il n’est pas sur de sortir vainqueur, Landing signe sa reddition.
Au commencement, une contribution et une visite nocturne
Dans une déclaration datée du 27 mars 2007, il dit avoir décidé de « marquer un recul de la direction pratique du parti ». Propulsé régent, Decroix a les mains libres pour matérialiser la réorientation… libérale, pour dire le moins, de And-Jëf. Pour autant, la résistance à l’interne à ce projet ne faiblit pas.
La preuve par Madièye Mbodji, Haoua Dia Thiam et consorts qui montent un courant « Yonu Askanwi », pour exprimer leur différence : oui à une alliance avec le Pds et Wade; non s’il agit d’y aller en quémandeur. Ils obligent le régent à orchestrer une purge, fort de l’appui relativement actif du SG, encore tétanisé, et peu disposé à l’affrontement. Le 06 février 2008, les séditieux sont exclus de And-Jëf par le Bureau Politique. Plus rien ne semble s’opposer aux retrouvailles, sans conditions, entre And-Jëf et Wade. D’autres diraient, aller à Canossa. Le 1er avril 2008, un remaniement ministériel consacre le retour au gouvernement de Landing (ministre d’Etat sans portefeuille et Decroix (ministre du Commerce). C’est aussi le moment de la première grosse fissure dans le « possée » (groupe) du régent. Bassirou Sarr, Administrateur Général de And-Jëf, et du fait N° 3, un des éléments centraux du dispositif aidant à la montée en puissance de Decroix, oublié à l’heure du soupe, rue dans les brancards. Avant de geler ses activités d’avril à juin. C’est le début de la lente contre-offensive du groupe de radicaux entourant Landing, convaincus que le but ultime de Decroix est de parfaire un putsch pour liquider le SG. Ceux-là approchent et retournent Bassirou Sarr. Amenés par le Docteur Cheikh Mbacké Lö, le Directeur de Cabinet Politique de Landing SAVANE, ils demandent et obtiennent la mise sur pied d’une commission qui allait travailler au retour du N° 3, officialisé par sa participation au Secrétariat Exécutif Politique (SEP) du 22 juin 2008.
Des erreurs de Decroix jusqu’à la défection de Bassirou Sarr
Fort de sa station du ministère du Commerce, occupé depuis avril à blinder son camp en logeant à des postes de responsabilités au niveau de l’Etat nombre de personnes sensées lui apporté des voix lorsqu’arrivera le moment de se défaire du SG, Decroix commet une grave erreur d’appréciation. Il ne s’est pas rendu compte que Landing a radicalement changé de stratégie d’une posture passive, le SG et son entourage sont passés, à l’offensive en récupérant toutes les victimes des purges- aux renouvellements de ces derniers mois- de Decroix, qui n’ont pas franchi le Rubicon de la démission de And-Jëf. Mieux, parallèlement, Landing fidélise les membres du Bureau Politique, matériellement bien assis, donc insensibles aux formages que distribue Decroix. Ceux-là qui ont porté l’exclusion de Decroix, samedi dernier. Un putsch… démocratique venu contrer un autre putsch, orchestré et exécuté dans la pure tradition gauchiste, qui a surpris le désormais ex SGA de And-Jëf. Convoqué après que le camp du SG s’est assuré du maximum de voix, le Bureau Politique de samedi dernier débute par une motion du SG qui demande à l’instance de voter sa séparation avec Decroix. En d’autres termes, l’exclusion du SGA qui, pris au dépourvu, tente de reprendre la situation en posant 2 actes : démission de son poste de président du Comité préparatoire du Congrès et déclaration de sa candidature au poste de SG. Landing contre-attaque et maintient sa demande d’aller au vote.
Un putsch… démocratique
Les scrutins chez les gauchistes revêtant un caractère singulier, trois catégories de votants vont se dégager parmi les 43 membres présents à ce Bureau Politique. Ceux qui sont pour l’exclusion. Ceux qui sont contre. Ceux qui refusent de voter; et ils n’ont rien à voir avec les abstentionnistes. Eux arguent du peu d’intérêt du contentieux, à leurs yeux, pour se détourner du vote, contrairement aux abstentionnistes qui ne veulent être ni avec l’un (Landing) ni avec l’autre (Decroix).
D’abord, 22 voix se prononcent pour l’exclusion de Decroix : Landing Savané, Bassirou Sarr, Amadou Tidaine Guiro (Secrétaire national à la Vie Politique), Moustapha Diémé, (Permanent), Bassirou Sow (Trésorier), Jérindingue Diaban (Secrétaire Administratif), Professeur Babacar Samb (ancien ambassadeur en Egypte), Binta Samba Bâ (sénatrice et ancien ministre), Bougouma Mbaye (Secrétaire National aux Affaires économiques et PCA de l’APS), Ibrahima Mamadou Ndjime (SG de la Fédération de Ziguinchor), Dr Cheikh Mbacké Lô (Directeur de Cabinet Politique de Landing, SG du BED de Dakar, Ndèye Fall (député de Thiès), Ousmane Guèye (députe/maire de Kahone), Souleymane Barry (sénateur Vélingara), Amady Diallo dit Pachéco (député de Vélingara), Fallou Sarr (responsable national des Jeunesses), Professeur Moustapha Dieng (Directeur de Cabinet de Landing et SG de la fédération de Rufisque), Virginie Sarr (Palmarin), Léon Diatta (chef de Cabinet de Landing), Donaticien Malack, Bassirou Faty, Fatou Dramé.
L’arroseur arrosé
Ensuite, 5 s’abstiennent : Awa Fall Diop (responsable national des Femmes), Tabara Ly, Seynabou Mbaye, Ibrahima Bâ, Abdoul Guissé (sénateur).
Enfin, ceux qui refusent de voter commencent à lever la main. Alors, Decroix se rend à l’évidence de sa minorité, et demande à ses partisans de refuser le vote. Un mot d’ordre suivi par Babacar Fall, son chef de Cabinet, Moussa Sow, son directeur de Cabinet, Sagar Diouf, qui a hérité de la direction Agence Sénégalaise pour la Promotion des Exportations (Asepex), après que Decroix a limogé la sœur de Landing Savané, Abdoulaye Ndiaye, Yakham Diop, conseillers techniques N° 1 et N° 2, Seydou Touré, DG Cices, Ndèye Coumba Koundour, agent à l’Asepex.
L’affaire était pliée pour Landing, au terme de cette énième purge dans la marche mouvementée de And-Jëf.
Dans les heures qui ont suivi, avant la publication du communiqué du Bureau Politique officialisant cette purge, Madièye Mbodji, une des victimes de l’exécuté de samedi, pouvait ironiser et analysant le sort le sort fait à son bourreau qualifié d’arroseur arrosé.

STATUTS

Publié le 05/01/2009 à 12:00 par andjefpads
TITRE I : CREATION, DENOMINATION, SIEGE ET DUREE

Article 1 : Il est crée au Sénégal un parti politique dénommé AND JEF PARTI AFRICAIN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME (AND JEF/PADS), expression de la volonté, unitaire des organisations de la gauche révolutionnaire (AND-JEF/Mouvement Révolutionnaire pour la Démocratie Nouvelle, Organisation Socialiste des Travailleurs 4ème Internationale, Union pour la Démocratie Populaire, Cercles de "Suxxuba") et de personnalités patriotiques. Il reste ouvert à toute autre organisation, tout patriote ou démocrate poursuivant les mêmes buts.

Article 2 : Le siège national de AND JEF/PADS est fixé à Dakar sise Gibraltar l, villa N°168. Il peut être transféré, en tout lieu sur décision du Conseil National ou du Congrès.

Article 3 : La durée de And Jëf/P ADS est illimitée.

Article 4 : L'emblème de AND JEF/PADS est ainsi constitué: "Un drapeau couleur Or frappé d'un cercle noir à l'intérieur duquel est dessiné la carte de l'Afrique sur fond rouge dans sa moitié inférieure une étoile noire symbolisant le Sénégal".
L'organe central de AND JEF/ PADS est ‘'Dental".
A l’occasion de consultations électorales, And Jëf/P ADS adopte la couleur kaki dite « bulle» pour l'impression de ses bulletins de vote.

TITRE II : OBJECTIFS ET PRINCIPES

Article 5 : And Jëf/P ADS se fixe pour objectifs :
La conquête du pouvoir politique au Sénégal;
L'instauration d'un Etat démocratique, socialiste et pluraliste, laïc garantissant la liberté de culte;
L'unité de l'Afrique sur une base fédérative fondée sur le libre choix des peuples.

Article 6 : And Jëf/PADS défend les principes de démocratie et de laïcité, de socialisme, de justice sociale et d'équité, de respect des doits de l'homme, de solidarité anti-impérialiste et de coopération sur la base du respect mutuel et des avantages réciproques. And.Jëf/PADS s'engage à respecter la Constitution ainsi que les principes de souveraineté nationale et de la démocratie tels que prescrits par l'article 3 de la Loi Fondamentale.

TITRE III : ADHESION, OBLIGATION DES MEMBRES ET DE L’ORGANISATION

Article 7 : Peut être membre de And Jëf/PADS, toute (e) sénégalaise(e) sans distinction de race, de religion, ou de langue qui accepte ses objectifs et principes, adhère à son programme et respecte ses statuts et son règlement intérieur. L'adhésion est individuelle.

Article 8 : Tout membre de And Jëf/PADS doit:
• posséder sa carte de membre
• appartenir à une de ses structures
• s'acquitter de ses cotisations
• participer à toutes ses activités;
• œuvrer à la cohésion et à la solidarité entre les membres du parti
• diffuser et défendre la ligne, les orientations et les positions politiques du parti.

Article 9: Tout membre de And Jëf/PADS a le droit dans le cadre du parti:
• d'être largement informé (e) sur les activités du parti;
• d'élire et d'être élu (e) à toutes ses instances;
• d'exprimer librement ses opinions dans toutes les instances et la presse du parti;
• de procéder à des critiques constructives et/ou à une autocritique;
• d'adresser des requêtes, soumettre des propositions et d'exiger une réponse sur le fond de sa demande.

Article 10 : La qualité de membre se perd par: démission, exclusion ou dissolution de And
Jëf/PADS.

Article 11 : La démission de And Jëf/PADS est notifiée au Secrétaire Général par lettre écrite et transmise aux différentes instances dirigeantes du parti.

Article 12 : En cas de transgression de la discipline 'du parti, de violation des statuts ou de manquements graves à l'orientation du parti, l'une des sanctions suivantes peut être appliquée au(x) contrevenant(s) : l'avertissement, le blâme, la suspension, l'exclusion.

Article 13 : L'avertissement et le blâme pour être effectifs, doivent être décidés par l'instance concernée et entérinée par celle immédiatement supérieure.

Article 14 : Nul ne peut être sanctionné, sans avoir au préalable été entendu par l'instance qui a décidé de la sanction. Le (la) militant(e) sanctionné(e) peut recourir aux échelons supérieurs jusqu'au Congrès.

Article 15 : La suspension, si elle dépasse 3 mois, doit être ratifiée par le Secrétariat Exécutif Politique (SEP).

Article 16 : L'exclusion d'un membre de And Jëf/PADS doit être ratifiée par le Congrès sur proposition de l'instance concernée, dans les conditions définies par le Règlement Intérieur.

TITRE V : LA DEMOCRATIE INTERNE

Article 17 : And Jëf/PADS est un parti démocratique qui garantit le droit d'expression des opinions et sensibilités diverses en accord avec son programme, ses statuts et son règlement intérieur et qui doivent être perçus comme des facteurs d'enrichissement.

Article 18 : Les militants sont tenus informés des différentes positions existant dans le parti.
Les décisions majoritaires sont appliquées par toutes les instances et tous les membres du parti.

TITRE VI : ORGANISATION

SECTION I : AU NIVEAU CENTRAL

Article 19 : Au niveau national, les organes de And Jëf/P ADS sont:
• Le Congrès;
• Le Conseil National (C.N);
• Le Secrétariat Exécutif Politique (S.E.P);
• Le Bureau Permanent (B.P);
• La Commission de Suivi et de Contrôle (C.S.C);
• La Commission des Comptes (C.C).

Paragraphe 1 : Le Congrès

Article 20 : Le Congrès est l'instance suprême de And Jëf/PADS. Il est convoqué tous les 3 ans en session ordinaire. La date du Congrès peut être avancée ou reculée sur décision du Conseil National. Le Congrès peut se tenir en session extraordinaire à l'initiative des deux tiers (2/3) des membres du C.N. Les membres de And Jëf/PADS doivent être informés des modalités du Congrès trois (3) mois au moins à l'avance.

Article 21 : Prennent part au Congrès:
• Les membres du Conseil National;
• Les délégués des fédérations issus. des secteurs;
• Les représentants des mouvements internes du parti;
• Les membres de la Commission de Suivi et de Contrôle;
• Les membres de la Commission des Comptes.
Les participants au Congrès ont le titre de délégués; ils ont le droit de vote et sont éligibles.

Article 22 : Le Congrès élit le secrétaire Général du parti, les membres du Conseil national et met fin à leurs mandats.
Le Congrès peut décider de l'affiliation de And Jëf/P ADS à toute autre organisation africaine ou internationale poursuivant les mêmes buts.

Article 23 : Le Congrès ne peut se tenir et délibérer que lorsqu'au moins 2/3 des fédérations sont représentées.

Article 24 : Le Congrès détermine les orientations fondamentales du parti. Il adopte le programme général du parti, ses statuts et son règlement intérieur. Il statue sur toutes les questions soumises par les fédérations et les mouvements internes du parti.

Paragraphe 2 : Le. Conseil National (CN)

Article 25 : Le Conseil National est l'instance de direction de And Jëf/PADS entre deux Congrès. Il se réunit deux (2) fois par an en séance ordinaire. Il peut se réunir en séance extraordinaire à l'initiative du SEP ou à la demande des deux tiers (2/3) de ses membres. Les réunions du C.N sont présidées par le S.E.P.

Article 26 : Les membres du Conseil National sont élus par le Congrès selon des modalités définies par le règlement intérieur.

Article 27 : Le Conseil National veille à l'application des décisions du Congrès par les différents organes. Il oriente et contrôle les activités des organes centraux. Il peut proposer au Congrès des modifications du programme, des statuts et du règlement intérieur. Il élit en son sein les membres du Secrétariat Exécutif Politique qu'il soumet au Congrès.

Paragraphe 3 : Le Secrétariat Exécutif Politique (SEP)

Article 28 : Le Secrétariat Exécutif Politique (SEP) est l'organe d'exécution des décisions du Congrès et du Conseil National. Il se réunit une fois par trimestre en session ordinaire. Il peut se réunir en session extraordinaire à l'initiative du Bureau Permanent (BP) ou à la demande des deux tiers (2/3) de ses membres.

Article 29 : Le SEP assure la direction de And Jëf/P ADS entre les C.N. Il élabore les directives et lance les mots d'ordre appropriés en fonction de l'actualité politique. Il convoque les réunions du Conseil National dont il propose l'ordre du jour et assure le secrétariat. Il convoque les Conférences Nationales de travail. Il soumet au Congrès son rapport d'activités et son bilan financier. Il élit en son sein les membres du Bureau Permanent.

Article 30 : Le Secrétariat Exécutif Politique dont le nombre de membres est fixé par le
Conseil National comprend:
• Un (e) Secrétaire Général (e);
• Un (e) Secrétaire Général (e) adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) à la vie politique et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) à l'organisation et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) chargé (e) de l'administration et du patrimoine et son adjoint (e);
• Un(e) Secrétaire National (e) aux des relations extérieures et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) aux relations internationales et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) aux élections et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) à l'éducation et à la formation et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) à la communication et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) aux finances et affaires économiques et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) chargé (e) des femmes et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) chargé (e) de la jeunesse et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) chargé (e) du mouvement ouvrier et syndical et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) chargé (e) du monde rural et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) à la solidarité et aux affaires sociales et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) aux études et recherches et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) aux affaires culturelles et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) chargé (e) des élus et son adjoint (e);
• Un (e) Secrétaire National (e) chargé (e) des sénégalais de l'extérieur et son adjoint;
• Un (e) Secrétaire National (e) chargé (e) de l'environnement et de la qualité, de la vie et son adjoint (e)
• Un (e) Trésorier général (e) et son adjoint (e);
• Les Secrétaires Généraux des Bureaux Exécutifs Régionaux (BER);
• Les Secrétaires Généraux des Bureaux Exécutifs Départementaux (BED);
• Les Secrétaires Généraux des Bureaux Exécutifs Fédéraux (BEF);
• Des membres simples.

Paragraphe 4 : Le Bureau Permanent (BP)
Article 31 : Le Bureau Permanent est l'instance d'exécution des décisions du SEP. Il assure la direction du parti entre deux (2) sessions du SEP. Il assure la gestion quotidienne de And Jëf/PADS. Il représente And Jëf/PADS au niveau national et international. Il convoque les réunions du SEP dont il propose l'ordre du jour et assure le secrétariat. Il désigne en son sein un secrétariat permanent (SP) dont les modalités de fonctionnement sont définies par le règlement intérieur.

Article 32: Le Bureau Permanent, dont le nombre est fixé par le SEP, comprend:
• Le (la) Secrétaire Général (e)
• Le (la) Secrétaire Général (e) adjoint (e)
• Tous les secrétaires nationaux
• Un (e) secrétaire permanent (e)
• Des membres simples

Paragraphe 5 : La Commission de Suivi et de Contrôle (CSC)

Article 33 : La Commission de Suivi et de Contrôle est composée de cinq (5) membres élus par le Congrès. Elle est chargée:
• De veiller à l'application des orientations fondamentales du parti, de ses statuts et de son règlement intérieur;
• De résoudre les conflits pouvant exister dans le parti.
La qualité de membre de la Commission de Suivi et de Contrôle est incompatible avec celle de membre du Conseil National ou de la Commission des Comptes.
La commission de Suivi et de Contrôle peut intervenir à tous les niveaux de la gestion. de And Jëf/PADS et à tout moment si elle le juge utile.
Elle présente un rapport à chaque Congrès ordinaire ou à la demande du Conseil National.

Paragraphe 6 : La Commission des Comptes (CC)

Article 34 : La Commission des Comptes est composée de cinq (5) membres élus par le Congrès. La commission des comptes est l'organe de contrôle et de vérification de la gestion, financière et matérielle de And Jëf/PADS. La qualité de membre de la Commission des Comptes est incompatible avec celle de membre du Conseil National ou de la Commission de Suivi et de Contrôle.

Article 35 : La Commission des Comptes peut intervenir à tous les niveaux de la gestion financière et matérielle de And Jëf/P ADS et à tout moment si elle le juge utile. Elle présente un rapport à chaque congrès ordinaire ou à la demande du Conseil National ou de la Commission de Suivi et de Contrôle.

SECTION II : LES ORGANES DECENTRALISES DU PARTI.

Article 36 : Les organes décentralisés de And Jëf/P ADS sont:
• Comité de Base (CB)
• Le Sous-Secteur
• Le Secteur
• La Fédération
• Le Conseil Départemental
• Le Conseil régional

Le comité de Base est la structure de base du parti. Il regroupe les militants de la même zone d'habitation, de travail ou d'étude. Il est dirigé par un Bureau de CB.
Le Sous-Secteur regroupe les CB d'une même communauté rurale ou d'un même quartier au niveau des communes. Il est dirigé par un Bureau de Sous-Secteur.
Le Secteur regroupe les Sous-Secteurs de la circonscription administrative correspondant à la commune dans les centres urbains et de l'arrondissement dans les zones rurales. Il est dirigé par un Bureau de Secteur.

 La Fédération regroupe les différents secteurs à l'échelle du département administratif. Elle dirigée par un Bureau Exécutif Fédéral (BEF).
 Le Conseil départemental regroupe les Bureaux Exécutifs Fédéraux d'un même département administratif lorsque le Département, pour des raisons démographiques et/ou spatiales, est divisé en plusieurs fédérations. Il est dirigé par un Bureau Exécutif Départemental (BED).
 Le Conseil régional regroupe les Bureaux Exécutifs Fédéraux à l'échelle de la même région administrative. Il est dirigé par un Bureau Exécutif Régional (BER).

SECTION III : LES MOUVEMENTS INTERNES

Article 37: Il est créé dans And Jëf/PADS des mouvements internes:
• Mouvement National des Jeunes (MNJ);
• Mouvement National des Femmes (MNF);
• Mouvement Ouvrier et Syndical (MOS);
• Mouvement National des Ruraux (MNR);
• Coordination des Cadres;
• Coordination des Arabisants;
• Conseil Consultatif des Sages.

Article 38 : And Jëf/PADS peut décider en cas de besoin de la création de tout autre mouvement interne en solidarité avec son programme.

SECTION IV: ORGANISATION A L'ETRANGER

Article 39 : Les sénégalais de l'étranger membres de And Jëf/P ADS peuvent se constituer en fédération par pays ou par aire géographique et se font représenter au Congrès.

TITRE VII : LES RESSOURCES DU PARTI.

Article 40 : Les ressources du parti proviennent:
• du produit de la vente des cartes de membre du parti et de ses publications;
• des cotisations ordinaires et exceptionnelles des membres;
• des recettes tirées des activités et de ses manifestations.
• des dons et legs de toute nature;
Les dispositions relatives à la vente des cartes de membres et aux cotisations seront précisées dans le règlement intérieur.

Article 41 : And Jëf/PADS a l'obligation d'assurer l'information et l'éducation de ses membres au moyens de réunions, journées d'études, comptes-rendus d'activités, tables rondes, séminaires, écoles du parti, compte-rendu d'activités, presse, etc .

.Article 42 : Les moyens d'information du parti sont les publications et les moyens audiovisuels appropriés.

Article 43 : Les présents statuts entrent en vigueur dés leur adoption par le congrès. Ils ne peuvent être modifiés que par le Congrès.

Article 44 : La dissolution de And Jëf/PADS ne peut être prononcée que par un Congrès convoqué à cet effet à la majorité des deux tiers (2/3) des délégués. Dans ce cas, les biens et ressources seront légués à une ou plusieurs organisations poursuivant les mêmes buts, sur décision du Congrès de dissolution.

Article 45 : Les présents statuts sont complétés par un règlement intérieur.


Fait à Dakar, le 15 Février 1998